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Empty Factory Installation-performance à partir de ressorts tendus dans l'espace.
« Entre la chute et l'élévation
Video de Janis Chatzigogas, festival Minim 2008 - part1 part2 Enregistrement aux Bains::Connective - août 2008 : empty factory L'installation-performance Empty Factory s'appuie sur un dispositif de ressorts suspendus d'apparence immobile, mais dans lequel chaque ressort peut être mis en vibration – infime vibration, invisible à l'oeil nu - par un procédé de réinjection sonore plus connu sous le nom anglais de feedback. Chaque ressort s'ajuste sur une ou plusieurs fréquences de résonance, créant ainsi un continuum sonore aux évolutions lentes et progressives. La présence de plusieurs ressorts et donc de plusieurs fréquences créé un cluster constitué de strates, à l'intérieur duquel évoluent des masses harmoniques complexes, et dont la stabilité est remise en cause à chaque microvariation de la fréquence ou de l'intensité d'un des ressorts. Dans cette performance, la musique se déplie et se déploie lentement dans le temps, invitant l'auditeur à plonger littéralement à l'intérieur du son et à faire l'expérience de l'écoute sur la durée. Chacun peut alors mesurer à quel point sa propre perception du monde sonore se trouve modifiée par le temps, y compris lorsque le son reste totalement stable. C'est dans ce sens que La Monte Young - un des fondateurs de la musique minimaliste – parlait de la « transformation progressive d'une note continue ». En effet si la matière sonore reste stable et n'évolue pas, c'est bien son écoute sur la durée qui va venir « affecter » en profondeur nos sens et notre perception de l'espace acoustique. C'est alors l'occasion pour chaque auditeur d'effectuer son propre voyage intérieur, à l'écoute de soi comme à l'écoute du son, balancé par des oscillations sonores aux larges amplitudes. Si par son aspect visuel, l'installation Empty Factory évoque une machinerie d'un autre age, inerte et abandonnée, elle rappelle plutôt par son côté sonore un organisme vivant, traversé par de longs influx sonores, dont les battements semblent faire vibrer l'espace tout entier. Assis au milieu du dispositif, l'auditeur est à la meilleure place pour en apprécier la pleine puissance.
« Une dizaine de ressorts et de fils métalliques quadrillant le donjon du château Sainte-Marie : avant même qu’on ait entendu les sons de cette « usine vide », le projet de l’électroacousticien basé à Bruxelles apparaît comme une installation étrange et pas dénuée de charme plastique.» Sud Ouest – C. Loubes – juillet 2010
Empty factory a été jouée à :
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| © 2012 Olivier Toulemonde |